Comment organiser et mettre en œuvre les différentes missions d’un groupe de combattants ? Comment le chef de groupe défini les objectifs et les protocoles à appliquer ? Comment un groupe constitué ou un binôme de combattants isolés peut assurer son autonomie et rester proactif, même séparé de ses chefs et de sa base ? L’on va découvrir (et pour certains redécouvrir) les actes élémentaires du combattant au contact direct de l’ennemi, à travers un explicatif simple & un ensemble de schémas (coordination, articulation, actes réflexes, commandements divers…).

Outre l’aspect technique du document et la présentation d’un ensemble de schémas qui permettront d’avoir à portée de main un « mémo » utile et adaptable aux différents scenarii auxquels vous pourriez être confrontés, cet extrait du TTA 150 (édité par les armées françaises) se veut une base parfaite pour établir le schéma de formation des combattants (du soldat au chef de groupe), lui inculquer les bases de l’infanterie, et, plus généralement, lui faire prendre conscience de sa qualité de guerrier.
En préambule un rappel des « obligations » (entre guillemets puisque l’accomplissement d’un guerrier et sa capacité à aller jusqu’au bout est un ensemble de facteurs) du combattant et de son chef. Il est intéressant de noter qu’un petit paragraphe reprend les obligations souscrites par la France au titre des conventions de Genève (même si le cadre d’un conflit civil sur son propre territoire ne se prête pas facilement au respect des obligations en question).
Les trois chapitres suivants indiquent (et différencient) les « actes réflexes », les « actes élémentaires » et les missions principales du binôme. C’est sur cette partie (modeste en volume) que les formateurs concentreront les premiers modules du schéma de formation, avec notamment :
  • Se déplacer, se poster & utiliser ses armes
  • S’orienter dans le temps et l’espace
  • Assurer le renseignement et garder le contact avec son chef et sa base
  • S’abriter, se dissimuler et se camoufler
  • Se défendre, sécuriser un point ou une zone
  • Croiser les feux et assurer le roulement du feu
Interviennent ensuite les « bonnes pratiques » et les protocoles basiques qui permettent le commandement d’une équipe, d’un groupe (un groupe étant un ensemble d’équipes – de 2 à 4) ou d’une section. L’on passe sur les qualités intrinsèques d’un chef pour se concentrer sur l’un des aspects majeur d’un groupe optimal : sa mobilité et sa capacité à être autonome (dans ses décisions à l’échelle tactique, dans son support logistique…). L’accent est mis (avec schémas) sur l’une des missions principales d’un groupe, la patrouille. Comment assurer le déplacement des hommes, comment le modifier en fonction des impératifs du terrain ou de la détection d’éléments hostiles, comment assurer une chaine de commandement efficace et simple…
Les spécificités propres au NRBC ou à l’antiaérien (qui sont survolés dans le document) ne sont pas des préoccupations essentielles d’une milice constituée qui ne dispose pas des moyens d’une armée nationale, ni en termes logistiques, ni en capacité de réaction. Néanmoins l’on peut transposer les recommandations de ce document à travers le prisme des technologies et éléments chimiques ou biologiques qui seraient inévitablement utilisés en cas d’effondrement de la normalité : drones, IED, désherbants, bombes incendiaires improvisées…Et former les hommes à la prise en compte de ce type de menace. Par ailleurs ce type de risques rappelle un élément clé : un hostile est un hostile, il est primordial de ne pas sous estimer une force qui vous est opposée.

La logistique ! Nous avons déjà abordé cet absolu, ce graal de tout combattant, sans qui rien n’est envisageable. En général articulée et mise en œuvre à un échelon supérieur, la configuration d’une milice engagée dans un conflit civil doit en faire la préoccupation principale (après le combat en lui même) du chef de « section » – ou du groupe constitué qui se rapproche en volume d’une section. Chaque action doit faire l’objet AU PRÉALABLE d’un contrôle des moyens mis en œuvre, en fonction :
  • De la durée prévue de mission avant retour vers la base
  • Du type de mission – et donc du potentiel de risque
  • Des contraintes physiques subies par le groupe
  • De la « marge de confort » qu’il est raisonnable d’emporter
  • Et bien entendu de la nature du terrain emprunté
La fin du document présente un schéma fort intéressant : le combat « faible intensité » en phase de crise – soit après la paix civile et avant un effondrement total de normalité, avec une approche technique de la fouille, du check point & le contrôle. Ce type de travail de « police » nous renvoie aux ouvrages du colonel Trinquier et du Capitaine Galula (à lire pour les « en retard » à relire pour « ceux qui ont oublié ».
Bref, sureté, reconnaissance, logistique, mise en défense, interdiction de zone, la chaine de commandement, la capacité à être autonome…Bonne lecture !

TTA 150 / EXTRAIT NO° 4 – FORMATION DE BASE AU COMBAT – CLIQUEZ POUR TÉLÉCHARGER

RESTEZ EN SÉCURITÉ, SOYEZ BÉNIS !

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